Les chroniques d’un retrogamer épisode #4 : Les cartouches pirates

Les collectionneurs de jeux vidéo tombent parfois sur de drôles de cartouches, les cartouches pirates.
Parmi celles-ci, je distinguerai 2 grandes familles :

  • les contrefaçons : elles sont souvent de qualité grossière (étiquette mal coupée, collée de travers, montages photos ratés, …) mais parfois très proches de l’original et seul un œil exercé peut les distinguer des vraies
    Cartouches pirates ''contrefaçons'' pour Sega Megadrive

    Cartouches pirates ''contrefaçons'' pour Sega Megadrive

  • les compilations pirates : elles promettent généralement un nombre élevé de jeux sur une seule cartouche
    Cartouches pirates ''compilations'' pour NES, Super Nintendo et Game Boy

    Cartouches pirates ''compilations'' pour NES, Super Nintendo et Game Boy

Si la 1ere catégorie est une plaie pour le collectionneur car elles sont parfois très bien imitées et il peut arriver d’en acheter sans s’en rendre compte, la 2e catégorie est le plus souvent une source de franche rigolade.
En effet, certaines cartouches annoncent des nombres extravagants de jeux, 100, 200 voire 1000. Il faut savoir que ce n’est jamais vrai. La plupart du temps, il n’y aura que 10-20 jeux répétés, certaines fois les niveaux sont considérés comme des jeux à part entière ou bien des variations de personnage ou d’arme. Bref, avant de tester, vous ne savez pas à quoi vous allez vraiment jouer. Et ça, c’est vraiment fun !

Certaines cartouches annoncent parfois un jeu mais vous pouvez tomber sur complètement autre chose que ce à quoi vous vous attendez. Par exemple, la cartouche Game Boy présentée ici annonce Harry Potter, vous lancez le jeu, l’écran d’accueil est bien HP, mais le jeu est en fait Castlevania :shock: De même, vous lancez Pokémon et vous tombez sur Super Pika Land, un hack de Super Mario Land avec un sprite de Pikachu à la place de Mario :shock:

Enfin, ne comptez pas sur de la qualité, car même si le jeu est présent en entier, la plupart du temps les sauvegardes ne fonctionneront pas. Joueriez-vous à Super Mario World sur Super Nintendo sans aucune sauvegarde ? Moi, pas :evil:

Je connais d’ailleurs des collectionneurs ne cherchant que celles de type 2 car leur nombre est quasiment infini et elles ne sont pas répertoriées donc le challenge est permanent.



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9 réponses à Les chroniques d’un retrogamer épisode #4 : Les cartouches pirates

  1. Une shoppeuse appeléeFlow42340 a illuminé ma journée :

    Je ne savais même pas que c’était possible des cartouches pirate, au moins je suis au courant, je ne suis pas un collectionneur mais il y a vraiment certaines consoles qui m’ont marqué et que j’aimerai bien retrouvé.

  2. Une shoppeuse appeléeT3kr0m a illuminé ma journée :

    Ah tiens je ne savais pas que tu en avait autant grand cocole !
    C’est amusant parce que je n’en avais pas du tout entendu parler lorsque ces consoles étaient d’actualités.
    C’est toi qui m’a fais découvrir ces cartouches moddées.

    Toutefois, avec le recul je me dis que ca ne devait pas être très rentable comme histoire. Il fallait programmer une cartouche pour contenir des données de plusieurs jeux ( donc avoir dumper une partie du jeu ( à part avoir le code source je ne vois pas ) puis programmer une interface de sélection & co … Après il reste à mettre tout ca sur une eprom puis de souder l’eprom.
    Je ne sais pas à combien ca se vendait mais je doute que ca vaille l’effort ( artisanal et mauvaise qualité en plus ).
    Toutefois pour un collectionneur, il s’agit bien de pièces rares et non répertoriées … Un peu comme Indiana Jones découvrant un temple ^

  3. Une shoppeuse appeléecocole m'a donné du bonheur :

    C’est de la production artisanale asiatique mais ce n’est pas fait à partir du hardware original (j’en ai ouvert certaines, celles qui ne sont pas thermo collées).

    A mon avis, ils faisaient ça à partir de ROMs dumpées avec un matériel spécial pirates non trouvable dans le commerce.

    C’est rarissime et surtout ça n’a pas grande valeur.
    J’en ai 5 ou 6 sur Megadrive (je n’en ai mis que 4 sur la photo pour que ça reste lisible), je les ai payées 2€ le tout. La verte Game Boy, je l’ai payée 30 cts. Les autres, je ne me souviens plus, je les ai depuis trop longtemps (10 voire peut-être 15 ans).

  4. Une shoppeuse appeléenony-ju a illuminé ma journée :

    Je n’étais même pas au courant qu’il existait autant de cartouches pirates :shock:
    J adore la gueule des compilations :mrgreen:

  5. Une shoppeuse appeléeJoJo a illuminé ma journée :

    J’avais vu sa à l’époque mais je ne me doutais pas du tout que c’était des cartouches pirates (il faut dire que j’avais 8-10 ans et tout était beau dans le plus jolie des mondes).

    Merci pour tous ces avis rétro, je les lis tous même si je ne laisse pas de coms à chaque fois

  6. Une shoppeuse appeléecocole m'a donné du bonheur :

    A noter que je croise de temps en temps des voleurs à la sauvette sur les brocantes qui vendent des compilations DS. Donc le marché de la compilation est loin d’être mort :(

  7. Une shoppeuse appeléeMiniDoc a illuminé ma journée :

    J’ai une de ses « pépites » sur GameBoy, et… vous allez rire mais je ne m’étais jamais aperçu de la supercherie :mrgreen: Je jouai toujours dans la liste des premiers jeux et effectivement en fouillant un peu plus… bah c’est quasi la même chose les enfoi**** :mrgreen:

    Idem j’aime beaucoup tes articles rétro Cocole t’arrête pas!!!! :oops:

  8. Une shoppeuse appeléealf m'a donné du bonheur :

    sans parler du cartmod :D

  9. Une shoppeuse appeléecocole a illuminé ma journée :

    Le cartmod c’est plus de l’artisanal. Celles-là sont généralement produites en quantités industrielles.
    Mais c’est vrai qu’on pourrait l’y ajouter.