#JeSuisChialer

#jesuischarlie

Vous ne trouvez pas que c’est une drôle de coïncidence que chialer soit l’anagramme de Charlie ?
Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de faute dans le titre. Je suis Charlie, mais je suis aussi chialer !
Et d’ailleurs ne cherchez pas trop de propos structurés dans ce post. C’est au dessus de mes forces en ce moment. Ça risque de partir dans tous les sens.
Comme le disait Linanounette, en ce moment, c’est l’esprit gueule de bois, l’incompréhension, le pilotage sans visibilité.
La semaine dernière, 2 mecs armés jusqu’aux dents sont rentrés dans la rédaction d’un journal pour y dessouder tout le monde. Tout part en couille.
La semaine dernière toujours, des millions de gens se sont réunis et ça faisait chaud au cœur. Mais c’était sans compter sur les ambitions personnelles de beaucoup :(
La semaine dernière, 17 personnes sont mortes sous les balles de terroristes. A Paris. Parmi elles, il y avait des anonymes et certains sont morts en héros. D’autres ont eu un comportement héroïque.
Cette semaine, on entend 100 fois plus les noms des terroristes que ceux des héros, morts ou vivants.
Il y a des jours où j’ai envie de gueuler « mais arrêtez de les nommer, dites plutôt les ordures de l’imprimerie, l’ordure de la porte de Vincennes ». (Et croyez moi, je me suis forcé pour trouver un mot politiquement correct pour les qualifier).
Mais voilà, ces 3 empaffés ont réussi à tuer 17 personnes. Et il faut absolument que ça ne se reproduise pas. Et pour ça, quelle meilleure idée que de réduire les libertés de tout le monde. Car, on le sait bien, si ils ont réussi à avoir autant de kalachnikovs et de lance-roquettes, c’est parce qu’on a trop de libertés en France.
Moi qui pensait bêtement que les lois qu’on avait déjà ne nous permettaient pas d’avoir ces armes, je me trompais. J’aurais plutôt pensé que c’est parce que la police était en sous effectif, que la gendarmerie galérait. Mais je devais me tromper.

Je vois que ce post qui, à la base, dérive un peu. Au départ, je voulais parler de Cabu. Car, plus que la mort de tous les autres, c’est la sienne qui m’a le plus touchée personnellement.
Je lis les conneries de Cabu depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. Petit, j’allais en vacances chez mes grand-parents dans le sud de la France. Et j’avais accès à la collection de « Pilote » de mon père.
C’est là que j’ai découvert Cabu. Le grand Duduche pour être précis. Ce grand bonhomme dégingandé que je pense être un avatar de Cabu lui-même.
Et puis Cabu est passé à la télé. Récré A2, toute mon enfance. C’était avant le Club Dorothée, mais Cabu faisait déjà partie de la bande. Il dessinait souvent en direct.
Ma tante m’a d’ailleurs appelée. Elle m’appelle rarement. Elle avait besoin de parler. Parler de tout, de rien, de bande dessinée. Elle aimait plus Wolinski. En parler nous a fait du bien je pense. J’espère.
J’aimais moins les choses plus récentes, plus politisées de Cabu. Je n’aimais d’ailleurs pas Charlie Hebdo.
Je comprends qu’on puisse ne pas aimer quelque chose. Mais si on aime pas quelque chose, on passe outre. Si on se sent offensé, on fait un procès.
Mais non, certains ont pensé que la violence était la réponse appropriée.
Les ordures susnommées en faisaient partie. Évidemment, ils n’étaient que des pions téléguidés par des mecs bien assis dans leur palais ou leur grotte.
Des mecs qui interprètent des textes millénaires et leur font dire ce qu’ils veulent.
Des mecs qui font croire à des personnes malléables que si elles font ça elles auront droit au paradis, aux vierges et tout le toutim.
Soyons sérieux.
Je pense qu’il n’y a pas de vie après la mort. Mais si par chance il y en a une, il n’y a pas de paradis pour les assassins. Et ça, c’est une certitude.

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